La société Semental, leader sur le marché des sorghos BMR, propose désormais une gamme de dix variétés couvrant tous les créneaux de précocité. Grâce à cette diversité, il est désormais possible de cultiver le sorgho BMR dans des régions variées, allant des Pyrénées aux Ardennes, et de Brest à Strasbourg. Ce fourrage se distingue par sa capacité à apporter une forme d’énergie différente de celle liée à l’amidon, tout en sécurisant les stocks fourragers grâce à sa résistance à la sécheresse.
Cependant, il est important de noter que le sorgho a besoin d’eau pour lever et atteindre une hauteur de 50 à 60 cm. Une fois ce stade passé, sa résistance aux stress climatiques devient supérieure à celle du maïs. Pour réussir sa culture, il est conseillé de conduire le sorgho comme on le ferait pour le maïs : utiliser un semoir de précision, effectuer un travail du sol soigné, désherber mécaniquement ou chimiquement, récolter à l’ensileuse et stocker en silo.
Semental souligne également l’importance d’analyser la valeur alimentaire des sorghos BMR en envoyant des échantillons à des laboratoires équipés des bons algorithmes. En 2021, les résultats ont montré des teneurs en UFL excellentes, avec une énergie provenant à la fois des sucres et des fibres. La digestibilité des fibres et leur teneur restent très élevées, et l’équilibre entre les protéines digestibles dans l’intestin (PDI) est respecté. Lorsque la ration contient au moins 30 % de sorghos, les vaches ruminent davantage, ce qui entraîne une augmentation du taux butyreux d’au moins 1 g/l. L’état de santé des animaux s’améliore, et des gains sont observés en termes de production et de fécondité.
Les analyses réalisées en 2021 ont révélé les valeurs alimentaires suivantes pour les sorghos BMR :
Le lablab, une légumineuse tropicale, peut être associé au maïs en mélangeant les deux graines en proportion égale. Cette association vise à améliorer les valeurs alimentaires des ensilages, notamment en augmentant la teneur en matière azotée totale (MAT), en équilibrant les protéines digestibles dans l’intestin (PDIE/PDIN), et en améliorant la teneur et la digestibilité des fibres. Elle permet également de réduire la proportion d’amidon dans les ensilages.
Cependant, pour que cette association soit pleinement efficace, il est crucial de respecter un itinéraire technique rigoureux. Des travaux sont actuellement en cours pour faciliter le développement de cette espèce, notamment en ce qui concerne le désherbage et l’inoculation des semences. À ce jour, aucun inoculum efficace pour le lablab n’est autorisé sur le marché par l’Anses. Semental et l’Inrae collaborent activement pour proposer une solution fiable aux agriculteurs, afin d’améliorer les résultats de cette association.
Les résultats de 2021 montrent les différences entre le maïs seul et l’association maïs-lablab :
| MS en % | UFL | Digestibilité de la matière organique (dMO) en % | Amidon en % | MAT en % | PDIE en g/kg MS | PDIN en g/kg MS | NDF en g/kg MS | dNDF en g/kg MS | Matières minérales (MM) en g/kg MS | Calcium (Ca) en g/kg MS | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Maïs | 34,8 | 0,93 | 69,9 | 32,5 | 6,8 | 62 | 42 | 42,6 | 43,9 | 4,0 | 2,1 |
| Association maïs & lablab | 31,1 | 0,92 | 69,6 | 28,2 | 8,5 | 65 | 52 | 45,8 | 48,2 | 4,5 | 3,4 |
| Différence | -3,7 | -0,01 | -0,3 | -4,2 | +1,7 | +2 | +11 | +3,2 | +4,3 | +0,5 | +1,3 |
Cette comparaison met en évidence les avantages de l’association maïs-lablab, notamment une augmentation de la matière azotée totale (MAT) et une meilleure digestibilité des fibres, tout en réduisant légèrement la teneur en amidon.
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